Comment bien nourrir son chat ?
Bien nourrir son chat, c’est lui offrir santé, énergie et longévité.
À l’École du Chat de Quiberon, nous veillons à ce que chaque chat reçoive une alimentation qualitative adaptée à son âge, son état de santé et son mode de vie. Voici nos recommandations pour accompagner votre félin.
Le chat est un carnivore strict : il a besoin d’une nourriture riche en protéines animales adaptée à son organisme. Une bonne alimentation permet de prévenir :
- le surpoids,
- les problèmes urinaires,
- les troubles digestifs,
- les carences.
Quoi choisir comme alimentation ?
Le mieux c’est de faire de la bi nutrition croquette + au moins un repas de pâtée par jour mais l’idéal si c’est possible c’est 50% de croquettes et 50% de pâtée.
CROQUETTES
Le plus adapté à nos vies humaines chargées, elles se conservent parfaitement et son adaptées aux chats qui mangent des toutes petites quantités durant 24heures. Ce type d’alimentation permet aussi à nos chats de continuer à »croquer » et donc a un effet de détartrage. Choisissez des croquettes :
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- riches en protéines animales,
- pauvres en céréales,
- sans sucres ajoutés.
👉 Nous recommandons de laisser le chat se réguler avec sa dose de croquettes à disposition en mode « à volonté » sauf pour les chats qui ne savent pas se réguler avec la dose de des croquettes divisée en plusieurs portions dans 24 heures. Il est aussi possible d’utiliser des gamelles ludiques (boule à croquettes, pipolino etc…)
NOURRITURE HUMIDE TYPE PATEE
C’est l’aliment le plus proche des besoins naturels du chat. Elle apporte :
- beaucoup d’eau (idéal pour les reins et les voies urinaires),
- une meilleure satiété,
- moins de risques d’obésité car c’est une idée fausse que la pâtée fait grossir les chats
👉 Nous recommandons d’en donner au minimum 1 fois par jour, même en petite quantité.
Le plus important c’est la qualité et ce n’est pas facile de s’y retrouver…
Les types d’alimentation
Il existe 4 types d’alimentation pour les chats et pour les expliquer voici un comparatif avec la nourriture humaine et des exemples de marques.
- Alimentation qu’on trouve en grande surface mais aussi un peu en animalerie (ex : Purina One, Friskies, Ultima etc…) = pour l’humain ce type d’alimentation correspond à manger 3 fast food par jour.
- Alimentation vétérinaire non médicalisée qu’on trouve chez le vétérinaire (très cher car c’est là dessus qu’ils margent) mais aussi dans les magasins d’animalerie ou en ligne à bien moins cher que chez le vétérinaire (ex : Royal Canin, Specific, Virbac, Hills, Proplan etc…) = pour l’humain ce type d’alimentation correspond à une nourriture adaptée même si pas non plus parfaite.
- Alimentation vétérinaire médicalisée (= pour pathologie) qu’on trouve chez le vétérinaire (très cher car c’est là dessus qu’ils margent) mais aussi dans les magasins d’animalerie ou en ligne à bien moins cher que chez le vétérinaire (ex : Royal Canin, Virbac, Hills etc…) = pour l’humain ce type d’alimentation correspond à une nourriture par exemple sans gluten pour les personnes allergique au gluten.
- Alimentation Premium qu’on trouve la plupart du temps uniquement sur internet et un peu aussi en animalerie (ex : Ultra Premium Direct, Farmina, Purizon etc…) = pour l’humain ce type d’alimentation correspond à une nourriture avec une très bonne compostion et une bonne note sur les applications.
Savoir lire les étiquettes
Nourriture riche en protéines animales
Un bon aliment doit contenir au moins 30 à 40 % de protéines, dont la majorité doit être d’origine animale : poulet, dinde, canard, bœuf, poisson… Les protéines végétales (pois, lentilles, soja) sont moins bien assimilées et ne conviennent pas au métabolisme du chat.
Pourquoi c’est important ?
- meilleure énergie
- masse musculaire préservée
- digestion plus facile
- moins de risques d’obésité
Limiter les glucides
Les chats n’ont aucun besoin naturel en glucides. Pourtant, beaucoup de croquettes en contiennent 30 à 50 %, ce qui peut favoriser :
- surpoids,
- diabète,
- troubles digestifs,
- inflammations chroniques.
Idéalement, choisissez des croquettes sous les 25 % de glucides.
Peu ou pas de céréales
Les céréales (blé, maïs, riz) ne sont pas toxiques, mais elles n’apportent rien d’utile au chat. Elles servent surtout de “remplissage” pour réduire le coût de fabrication.
Privilégiez des croquettes :
- sans céréales,
- ou avec une quantité très limitée.
Des matières grasses de qualité
Les lipides sont essentiels pour :
- l’énergie,
- la peau,
- le pelage,
- l’appétence.
Un bon taux se situe entre 12 et 20 %, selon l’activité du chat. Les meilleures sources : graisses animales, huile de saumon, huile de volaille.
Une liste d’ingrédients claire
Un bon paquet de croquettes doit annoncer clairement :
- la viande en premier ingrédient,
- des ingrédients identifiables (“poulet”, “saumon”),
- pas de sous‑produits vagues (“protéines animales déshydratées”),
- pas d’additifs inutiles (sucres, colorants, arômes artificiels).
Adapter l’alimentation au profil du chat
Chaque chat a des besoins différents :
- Chaton : nourriture riche en énergie et protéines
- Chat adulte : nourriture équilibrée, modérée en graisses
- Chat senior : nourriture plus digeste, riche en eau (d’où l’importance de la pâtée)
- Chat stérilisé : nourriture modérée en calories
- Chat fragile (FIV/FeLV) : alimentation très digeste, riche en protéines animales
A SAVOIR : Pour la pâtée vu que c’est principalement de l’eau (80%) et généralement pas la nourriture principale, sa qualité est moins importante que pour les croquettes.
Pour s’y retrouver, il existe aussi des sites pour comparer, analyser comme en cliquant ici => 🐱 Comparer les croquettes et pâtées pour chiens et chats 🐶
Bien réussir la transition lors d’un changement de croquettes
Changer l’alimentation d’un chat ne doit jamais se faire brutalement. Les chats sont méfiants face à la nouveauté (néophobie alimentaire) et leur microbiote intestinal a besoin de temps pour s’adapter à un nouvel aliment. Un changement trop rapide peut provoquer :
- diarrhées,
- vomissements,
- gaz,
- refus de manger,
- douleurs abdominales.
Voici comment réussir une transition en douceur.
📅 La méthode de transition en 7 jours
Les vétérinaires recommandent une transition sur 7 à 10 jours, parfois plus pour les chats sensibles.
✔️ Jour 1 à 2 : 75 % anciennes croquettes / 25 % nouvelles
Le chat découvre doucement le nouvel aliment. Objectif : éviter le rejet immédiat dû à la méfiance naturelle.
✔️ Jour 3 à 4 : 50 % anciennes / 50 % nouvelles
Le microbiote commence à s’adapter. Surveillez les selles et l’appétit.
✔️ Jour 5 à 6 : 25 % anciennes / 75 % nouvelles
Le chat s’habitue au goût, à l’odeur et à la texture. Si selles molles → ralentir.
✔️ Jour 7 : 100 % nouvelles croquettes
La transition est terminée si tout va bien.
A SAVOIR : Pour les chats sensibles/fragiles la transition est plus de 10 à 14 jours.
Bien hydrater son chat : un geste essentiel pour sa santé
Le chat est un animal qui boit naturellement très peu. Dans la nature, il s’hydrate surtout grâce à l’eau contenue dans ses proies. C’est pourquoi beaucoup de chats domestiques ne boivent pas assez, ce qui peut entraîner des problèmes urinaires ou rénaux.
Voici comment aider votre chat à bien s’hydrater au quotidien.
Une bonne hydratation permet de :
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protéger les reins,
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prévenir les calculs urinaires,
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améliorer la digestion,
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maintenir un poids stable,
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favoriser un pelage sain.
Les chats qui mangent uniquement des croquettes sont les plus à risque de déshydratation, car celles‑ci contiennent seulement 8 à 10 % d’eau.
Encourager le chat à boire
Les chats aiment l’eau fraîche, propre et en mouvement. Voici quelques astuces efficaces :
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Multiplier les points d’eau dans la maison
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Utiliser une fontaine à eau, souvent plus attractive
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Changer l’eau tous les jours
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Préférer des bols larges et peu profonds (les moustaches n’aiment pas être comprimées)
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Éviter les gamelles en plastique (odeurs, goût)
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Placer l’eau loin de la nourriture et de la litière
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Ajouter un peu d’eau tiède dans la pâtée pour augmenter l’hydratation
Les signes d’un chat qui ne boit pas assez
Soyez attentif si vous observez :
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une urine très foncée,
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une litière peu humide,
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un pelage terne,
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une fatigue inhabituelle,
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une peau qui met du temps à revenir en place (test du pli cutané).
Dans ce cas, augmentez l’humide et surveillez l’évolution.